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A la rencontre de Jacques Fattaccioli, premier directeur des études d’EELISA

Après une procédure de sélection de trois mois, EELISA est heureux d’annoncer que l’ingénieur et scientifique Jacques Fattacioli a été recruté comme directeur des études d’EELISA. Jacques était maître de conférences en chimie à Sorbonne Université et travaille comme chercheur au Département de chimie de l’Ecole normale supérieure (Université PSL) et à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes (IPGG). Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’ESPCI et d’un doctorat en physico-chimie. Il est aussi un scientifique engagé qui a pour objectif de proposer aux étudiants et à la société une formation de haute qualité dans une approche humaniste, repère d’un système moderne d’enseignement supérieur européen.

 

Q: Jacques, qu’est-ce qui vous a conduit à postuler pour ce poste et à rejoindre EELISA ?

J.F. : J’ai été séduit par les communautés et l’approche par défi d’EELISA qui incitera les étudiants à évoluer dans un environnement intellectuel intégré. Je sens que donner l’opportunité aux futurs étudiants de penser à un niveau européen est crucial. L’Europe et le monde devraient être l’horizon de tous nos systèmes d’enseignement supérieur. Comment pouvons-nous préparer les prochaines générations à penser global ? Comment pouvons-nous les aider à avoir des valeurs enracinées dans l’ADN européen ? Ce sont aussi des questions sur lesquelles j’ai l’intention de travailler. 

Q: Vous avez été chercheur au Laboratoire des Systèmes Micro-Mécatroniques intégrés (Institut de la science industrielle) à l’Université de Tokyo, et vous êtes devenu chef du programme Microfluidique de l’IPGG en 2018. Comment cette expérience a influencé votre conception de l’éducation internationale ?

J.F. : Chaque système d’éducation a ses forces et ses faiblesses, et je suis convaincu que nous pouvons concevoir de nouveaux cursus et de nouveaux diplômes en prenant le meilleur de chaque partenaire d’EELISA. Le tout sera plus grand que la somme de ses parties : ce sera bénéfique pour les étudiants, les chercheurs et la société. La COVID-19 a montré que l’apprentissage en distanciel est possible et que la mobilité peut être physique, mais aussi virtuelle. En conséquence, un « campus européen » n’est plus un rêve, mais une réalité !

Q: Vous êtes un expert des formulations de média complexes et de la microfluidique dans l’interface avec la biologie. Comment pouvez-vous relier ce champ d’expertise avec une approche humaniste de l’éducation en science ?

J.F. : Travailler à l’interface entre l’ingénierie, la physique, la chimie et la biologie est un défi du point de vue scientifique, mais aussi en termes de communication. Toutes ces disciplines ont leur propre vocabulaire, leur propre manière de penser et leurs habitudes de travail. Un seul mot peut avoir plusieurs acceptions et la valeur d’un concept peut être très différente d’un domaine à l’autre. Je crois qu’une approche humaniste des sciences signifie qu’il faut fournir à tous les étudiants une sorte de bagage interdisciplinaire dès le plus jeune âge. Cela leur permet de développer leur propre spécialisation en prenant en compte un contexte plus large impliquant une complémentarité entre sciences dures et sciences humaines et sociales. L’homme de Vitruve, enraciné dans la Renaissance européenne, reste un symbole puissant de ce que l’enseignement supérieur peut réaliser.

Q : En conclusion, comment envisagez-vous votre rôle de directeur des études d’EELISA ?

J.F. : En tant que directeur des études, ma responsabilité est de m’assurer que des activités académiques et scientifiques du meilleur niveau soient proposées aux étudiants d’EELISA, et d’aligner ces activités avec les mission et la vision d’EELISA. Je suis chargé de faire évoluer les actions que nous entreprenons afin que les étudiants soient au centre de tout le travail effectué. Plus important, je m’engage pour l’inclusion de tous les étudiants d’EELISA, quels que soient leur origine, leur genre, leur handicap.

 

 

Cette interview a d’abord été publiée sur le site d’EELISA.

 

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